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Détruisons le patriarcat, pas le climat!

Opinion: Les femmes et la nature font face à une exploitation massive

by Julie Gillet
March 9, 2022
Reading Time: 4min read
Détruisons le patriarcat, pas le climat!

Cette année, le Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick (RFNB) a choisi le thème « Détruisons le patriarcat, pas le climat! » pour sa Semaine de l’égalité des genres. Pourquoi ce thème? Quels sont les liens entre les luttes féministes et environnementales? Et comment construire un monde plus juste et plus égalitaire pour tout le monde? Voici quelques pistes de réflexions.

L’écoféminisme, qu’est-ce que c’est?

Le terme « écoféminisme » naît sous la plume de Françoise d’Eaubonne en 1972. Dans ses travaux, la pionnière féministe démontre le lien étroit existant entre la surexploitation des ressources naturelles et l’oppression systémique des femmes. Selon elle, le capitalisme est une incarnation de l’imaginaire patriarcal et la révolution écologique doit nécessairement s’accompagner d’une révolution féministe.

D’autres auteures écoféministes, comme Ariel Salleh, ont également utilisé ce cadre de pensée pour réfléchir sur les systèmes d’oppression, mettant en lumière l’exploitation des femmes et de leur travail reproductif (qui comprend l’éducation des enfants, mais également les soins aux aîné·es et le travail domestique) au profit d’un système économique qui profite aux seules classes dominantes. Ainsi, le travail reproductif des femmes, généralement gratuit ou sous-payé (nous pensons ici particulièrement aux travailleuses des soins de santé) se retrouve tout en bas de la pyramide, profitant au travail productif, qui permet de générer du profit. Comme le disait déjà Flora Tristan en 1846, la femme est la «prolétaire du prolétaire».

L’écoféminisme apporte un éclairage particulièrement intéressant, en faisant les liens entre les divers systèmes d’oppression. Les femmes, tout comme la nature, sont absolument nécessaires au bon fonctionnement du système économique. Pourtant, les deux sont massivement exploitées à travers le monde. La puissance de l’écoféminisme est de rendre visibles ces logiques de domination, et de proposer un cadre visant à les combattre conjointement.

Bien sûr, comme l’expliquait Cecilia Pérez Plancarte, étudiante à la maîtrise en études de l’environnement à l’Université de Moncton, dans la conférence d’ouverture de la Semaine de l’égalité des genres du RFNB, « les écoféminismes existaient bien avant que le terme ne soit inventé ». Elle cite en exemple le mouvement Chipko, en Inde, qui, dans les années 70, se mobilise pour protester contre la destruction des forêts. Elle rappelle que les écoféminismes sont variés et divers, et tirent leur force de leurs imbrications et de la multitude de leurs moyens d’action.

Les femmes, plus vulnérables face à la crise climatique

Le 2e rapport du GIEC, le Groupe d’ expert.e.s intergouvernemental sur l’évolution du climat, a été rendu public la semaine dernière. Sans surprise, ses conclusions sont plus qu’alarmantes. « Le changement climatique induit par l’homme, notamment l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes extrêmes, a eu des effets néfastes généralisés et a entraîné des pertes et des dommages irréversibles pour la nature et les personnes », y lit-on. « Dans toutes les régions du monde, les personnes et les systèmes les plus vulnérables sont affectés de manière disproportionnée. »

Les femmes et les minorités de genre, et plus particulièrement les femmes autochtones, les femmes racisées, les femmes porteuses d’un handicap et toutes celles vivant à la croisée des oppressions, sont les premières victimes des répercussions socioéconomiques, culturelles et sanitaires des crises environnementales.

En effet, le taux de pauvreté accru des femmes les rend plus vulnérables aux effets des changements climatiques tels que les catastrophes naturelles ou l’insécurité alimentaire. Les personnes qui souffrent d’exclusion, de discrimination, ou qui n’ont pas accès aux ressources économiques, sociales et culturelles nécessaires, sont celles qui ont le moins de capacités à s’adapter aux changements. « Sur le 1,3 milliard de personnes vivant dans des conditions de pauvreté à travers le monde, 70% sont des femmes », rappelle l’Organisation des Nations unies. « Alors que les femmes jouent un rôle clé dans la production alimentaire mondiale (50 à 80%), elles détiennent moins de 10% des terres. »

Pour une convergence des luttes

Il est de plus en plus clair que nous devons répondre à l’urgence de la crise climatique par des changements systémiques profonds de nos structures économiques, politiques et sociales. Notre réponse doit être rapide, globale et concertée, et tenir compte des multiples systèmes d’oppression en œuvre, tels le racisme, le colonialisme, le sexisme et le classisme.

Pour y parvenir, il est plus que jamais nécessaire de faire converger nos luttes et de nous battre ensemble pour une justice climatique et environnementale qui place les personnes et la planète au cœur des décisions. Aujourd’hui, nous devons mutualiser nos efforts et nos ressources pour amplifier nos actions. Parce que les discriminations que nous vivons sont communes, mais surtout que les acteurs qui bénéficient et reproduisent le système patriarcal et capitaliste sont les mêmes : dirigeant·es politiques, élites économiques, institutions policières et militaires, etc.

Et si la convergence des luttes apparaît comme un impératif stratégique, il en est un aussi moral. Par le passé, des organisations environnementales pour la conservation de la biodiversité ont par exemple contribué au colonialisme en privant des communautés autochtones de leurs terres pour en faire des zones « protégées ». Pour ne plus reproduire ces erreurs, nous devons tenir compte de toutes les perspectives.

Activistes de tous horizons, nous devons nous unir et travailler ensemble à construire un monde plus juste, plus égalitaire et plus inclusif pour tout le monde. C’est en joignant nos forces et nos combats que nous parviendrons à faire bouger les lignes!

Julie Gillet est directrice générale du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick.

Tags: crise climatiqueécoféminismeGIECGroupe d' expert.e.s intergouvernemental sur l'évolution du climatJulie GilletRegroupement féministe du Nouveau-Brunswick
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