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Il faut que ça change : le Nouveau-Brunswick ne doit plus ignorer ses responsabilités d’accès aux soins d’avortement

Commentaire

by Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick
February 1, 2024
Reading Time: 6min read
Il faut que ça change : le Nouveau-Brunswick ne doit plus ignorer ses responsabilités d’accès aux soins d’avortement

Des militants·es se tiennent aux côtés de la clinique 554 pour exiger la fin des restrictions gouvernementales à l'accès à l'avortement. Capture d'écran de la vidéo de Spencer Thorne / COOP Média NB.

Le Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick (RFNB) est accablé d’apprendre la fermeture définitive de la clinique 554 de Fredericton. Hier, devant l’assemblée législative, le D. Adrian Edgar a annoncé qu’en raison du doublement du prix du loyer de la clinique, et de l’absence de fonds publics, son équipe ne serait plus en mesure d’offrir les services d’avortement, et ce dès aujourd’hui. Au-delà d’une région entière qui se voit couper l’accès à un soin de santé essentiel, cet événement souligne la législation misogyne et classiste du gouvernement actuel. Nous en appelons à toutes les personnalités politiques du Nouveau-Brunswick : prenez vos responsabilités pour garantir un accès universel, gratuit, sécuritaire et bilingue aux soins d’avortement à toutes les personnes enceintes ! Il faut que ça change.

Une fermeture catastrophique

Qu’on ne se trompe pas : la fermeture de la clinique 554 (anciennement Morgentaler) après 30 ans d’activité et d’activisme dans la région de Fredericton est une catastrophe. Des personnes enceintes y venaient pour obtenir un avortement du sud et du centre de la province. Les données du rapport Historique de l’accès à l’avortement chirurgical au Nouveau-Brunswick du Projet Accès à la justice reproductive du Nouveau-Brunswick (PAJRNB) l’indiquent clairement : la clinique 554 a desservi des patient·es en dehors de la zone 3 (région Fredericton/River Valley) dans 37 % des cas entre 2015 et 2022. Cela signifie que des personnes enceintes qui auraient pu obtenir un avortement chirurgical dans un des trois hôpitaux de Moncton ou Bathurst ont choisi de se rendre à la clinique 554 et payer de leur poche pour un avortement (entre 700 et 850 $ en fonction de l’âge gestationnel). Et quand on lit le récit d’une femme ayant eu un avortement chirurgical à Moncton au début de cette année dans l’Acadie Nouvelle, ce n’est pas très étonnant (L’avortement de Sophie, 12 janvier 2024).

Comme le signale le regroupement Justice reproductive Nouveau-Brunswick (JRNB) et le University Women’s Centre (UWC), la clinique 554 offrait des services rapides, empathiques et sans jugement là où la province du Nouveau-Brunswick ne les fournissait pas. Pour les patient·es non-binaires, transgenres, les personnes immigrantes sans carte Medicare, ou tout simplement les personnes pour qui les services d’avortement fournis par les hôpitaux de Moncton ou Bathurst sont inaccessibles, la clinique 554 était un précieux recours. Et si les patient·es n’avaient pas les moyens de débourser le montant nécessaire pour l’intervention, le personnel de la clinique les aidaient à demander des subventions, voire fournissaient des services pro bono. Ainsi, pendant 30 ans, la province du Nouveau-Brunswick s’est déresponsabilisée de son obligation constitutionnelle à fournir des services d’avortement universels à sa population.

Un gouvernement misogyne et tête dure

Le RFNB milite depuis sa création pour l’abrogation de l’article qui empêche le remboursement des soins d’avortement en-dehors des milieux hospitaliers agréés. Jusqu’en 2014, cet article nécessitait aussi l’approbation de deux médecins et la disponibilité d’un·e spécialiste pour le pratiquer. Le gouvernement libéral de Brian Gallant a modifié cette partie de l’article, mais les conservateurs, menés par un premier ministre ouvertement anti-choix, refusent de l’abroger entièrement. Celui-ci figure à l’annexe 2 du règlement 84-20, et fait l’objet d’une poursuite judiciaire intentée par l’Association canadienne des libertés civiles (ACLC), qui l’estime contraire à la Loi canadienne sur la santé et viole la Charte canadienne des droits et libertés. Le règlement 84-20 est aussi la cause d’autres délais et lourdeurs administratives, notamment parce qu’il restreint aux hôpitaux agréés d’autres soins comme certaines prises de sang, analyses biologiques, médicaments et matériel chirurgical… Jeudi dernier, lors du discours sur l’état de la province, Blaine Higgs dénonçait la compétition entre les réseaux de santé Horizon et Vitalité en ce qui a trait à des tests médicaux, et déplorait le retard de certaines analyses… En abrogeant l’article, et en permettant aux cliniques de faire ces tests, les réseaux de santé se trouveraient fort déchargés et les délais réduits.

Le Nouveau-Brunswick est la seule province au Canada à imposer tant de restrictions légales sur l’accès à l’avortement, et pourtant elle se targue d’avoir été la première à autoriser le remboursement de la pilule abortive en 2015. Comme si la pilule abortive était accessible et efficace pour toutes les personnes enceintes.

L’avortement médicamenteux et les statistiques

Mifegymiso, la pilule abortive, a eu un impact positif sur l’accès à l’avortement, on ne peut pas le nier. Les personnes enceintes prennent deux médicaments à domicile pour mettre fin à leur grossesse, ce qui engendre de moindres pertes d’argent en termes de congé du travail, de garde d’enfants, de frais de déplacement et de logement… Mais Mifegymiso n’est autorisée que jusqu’à 9 semaines et 6 jours de gestation et elle est contrindiquée avec certaines conditions médicales. De plus, le corps médical doit être formé pour la prescrire et il n’existe aucune liste des praticien·nes en mesure de le faire.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick, qui base presque l’entièreté de sa défense sur le nombre de prescriptions de Mifegymiso, estime que les 2/3 des personnes qui avortent utilisent cette méthode. En faisant cela, il se cache derrière des statistiques incomplètes qui ne donnent pas un portrait complet de la situation. Comme on le lit dans le rapport du PAJRNB, les statistiques sur Mifegymiso ne sont récoltées que depuis 2021, et ne permettent pas de distinguer si le médicament a été pris pour mettre fin volontairement à une grossesse ou pour évacuer une grossesse non-viable (avortement pour raisons médicales). On ne sait pas non plus combien de bénéficiaires ayant eu une prescription pour Mifegymiso l’ont utilisée et quel a été le taux d’efficacité des avortements. De plus, le gouvernement ne comptabilise pas les avortements chirurgicaux pratiqués en-dehors de ses hôpitaux, et donc n’a pas les statistiques complètes pour tous les avortements pratiqués dans la province!

Lien entre avortement et pauvreté

Ce que révèlent aussi tous ces combats pour un accès universel et gratuit à l’avortement, c’est le mépris classiste et misogyne de la classe politique au Nouveau-Brunswick. Les femmes monoparentales avec de jeunes enfants, les personnes non-binaires et les personnes transgenres sont les personnes les plus à risque de vivre en situation de pauvreté. Selon Statistique Canada, 67 % des personnes vivant avec un revenu annuel inférieur à 20 000 $ au Nouveau-Brunswick en 2021 étaient des femmes. Le gouvernement a refusé de mettre en place une limite au taux d’augmentation des loyers en 2023 comme cela avait été fait en 2022, plaçant les personnes marginalisées dans des situations de plus en plus précaires.  Le gouvernement s’obstine à délaisser ses populations vulnérables, et c’est maintenant une clinique essentielle qui ferme ses portes.

Geneviève L. Latour, présidente du RFNB, dit exhorter « le gouvernement et les régies de santé à remédier aux obstacles à l’avortement en matière d’accessibilité. Il est inacceptable que des Néo-Brunswickois·es aient à se déplacer jusqu’à 3 heures, c’est à dire 6 heures aller et retour, pour un soin de santé fondamental. » Député·es, ministres, engagez-vous à abroger les articles liberticides du règlement 84-20, et à mettre en place une réelle stratégie pour garantir un accès gratuit, sécurisé, certain, inclusif et local aux soins d’avortement pour toutes les personnes enceintes partout au Nouveau-Brunswick. Il est temps de mettre de côté les idéologies religieuses et la propagande anti-choix.

Il faut agir, et ça presse.

Le RFNB est un organisme féministe rassembleur et inclusif qui agit en faveur d’une refonte radicale de la société en appuyant les luttes contre toutes les oppressions. Il fait de l’action politique, informe le grand public et mobilise ses membres autour d’enjeux féministes. Le RFNB défend et promeut les droits et intérêts de toutes les femmes et des minorités de genre francophones du Nouveau-Brunswick. 

Tags: avortementclinique 554Regroupement féministe du Nouveau-BrunswickRFNB
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