Oui, la demande d’électricité est trop élevée, surtout aux heures de pointe. Et en 2026, il est insensé de croire que le projet de centrale au gaz de Tantramar constitue la solution miraculeuse pour nous, alors que le Canada entend réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030. Il faut plutôt choisir une énergie propre pour nos ménages et éviter de mettre en péril notre santé, notre eau et notre économie. Visons la carboneutralité grâce aux solutions de rechange propres actuelles qui sont déjà plus fiables et plus rentables.
De 2018 à 2024, Énergie NB a elle-même réalisé un projet de réduction de la demande d’électricité aux heures de pointe, soit le Projet de communauté énergétique intelligente de Shediac, dans le cadre duquel 500 propriétaires fonciers ont testé divers types de technologies énergétiques.
Le projet a permis de conclure que la façon la plus simple et efficace d’économiser de l’argent et de l’énergie à la maison consiste à installer une thermopompe et à maintenir une température constante toute la journée. Quand on a compris comment utiliser la technologie et les tarifs selon le moment de la journée, on peut modifier ses habitudes afin de réduire sa facture et sa consommation d’énergie.
Au terme du projet de Shediac, les propriétaires fonciers se sont dits prêts à adopter de nouvelles technologies et de nouveaux comportements. Une campagne publicitaire intensive auprès de l’ensemble des consommateurs de la province permettrait d’opérer un changement d’attitude à l’égard de l’importance de la réduction de la consommation d’énergie aux heures de pointe.
Monsieur Hector Doiron de Cap-Pelé illustre bien ce qu’il est possible de faire pour optimiser l’énergie. Il s’est bâti une maison qui produit au moins autant d’énergie qu’elle n’en consomme. À ce sujet, lisez l’article de l’Acadie nouvelle du jeudi 16 avril 2026.
Deux ans après la fin du projet de Shediac, on ne connaît toujours pas les intentions d’Énergie NB sur les suites à donner à l’échelle provinciale. Tous les efforts et les investissements consentis de part et d’autre dans ce projet ont-ils été vains?
De plus, la construction d’une centrale au gaz par une entreprise américaine en cette période d’imposition de tarifs et de tension politique internationale est un projet risqué. Cela intensifierait notre dépendance envers un pays qui a ouvertement exprimé son désir de nous compter parmi ses états.
Énergie NB et le gouvernement doivent proposer des options plus propres, plus sécuritaires et plus abordables pour réduire la demande d’électricité aux heures de pointe et encourager les entreprises canadiennes à nous proposer une solution.
Bâtissons des communautés énergétiques intelligentes comme celle du projet de Shediac.








